Oct 30

Comment je n’ai pas aidé Pierre-Karl Péladeau à conquérir…

En tant qu’entrepreneur, aucun doute sur le fait que notre expérience se construit par rapport à nos bons coups ainsi qu’à nos erreurs. La bonne nouvelle est que ces mêmes erreurs nous font grandir et avancer dans notre cheminement, à condition de s’y attarder un peu.

Laissez-moi vous raconter mon anecdote de la semaine…

– Ça fait bien deux jours que ma mésaventure a eu lieu et je m’en veux encore de ne pas avoir fait honneur à ma devise : « J’aide les PME à conquérir » et Monsieur Québécor aurait pu être intéressé!
Bon. Soyons réalistes, M. Pierre-Karl Péladeau aurait peut-être, par politesse, écouté ce que j’avais à dire sans pour autant apporter un véritable intérêt à ma modeste entreprise. Le pourquoi je m’en veux autant,  c’est parce que j’ai raté une occasion en or d’augmenter la confiance que j’ai en moi ainsi qu’en mes rêves d’entrepreneur.

Le début de soirée se déroulait très bien. Nous avions été invité Annie (ma conjointe) et moi au lancement de l’autobiographie de M. Jean Cournoyer et c’était un événement très peu mondain où tous et chacun conversaient sans distinction. Entre les amis de longue date, la famille et les quelques gens d’affaires, il était aisé de se faire présenter à différents petits groupes de discussion.

Je cogitais avec ma copine sur la façon dont je pourrais me présenter à M. Péladeau qui était présent au 5 à 7. « Bonjour! Mon nom est Louis-Philippe Dea et j’aide les PME à conquérir! J’ai fondé une agence web et nous avons comme service la création de sites web. » Yeah… right… L’idée était bonne, il y avait de l’humour, de l’assurance et en un instant, mon ambition d’entrepreneur était exposée. Mais serais-je capable de passer de la parole aux actes? Ça, c’était définitivement une autre paire de manches!

Au lieu de cette petite mise en scène que nous nous étions imaginée, au moment où je m’y attendais le moins, je me trouvai à être présenté à l’homme en question. Avec un sourire d’un naturel surprenant et avec le plus grand détachement, voilà que je dis : « Bonjour! Louis-Philippe Cournoyer, enchanté! » Et ça s’est fini là. Ma blonde me regarda en se disant « Mais qu’est-ce qu’il vient de dire là? » Elle tenta alors de corriger mon tir en disant : « Bin non! il niaise! C’est mon chum, il s’appelle Louis-Philippe Dea ». Et je restai là, sans vraiment participer à la discussion en cours avec les autres, souriant comme un idiot. Deux minutes plus tard, M. Péladeau était parti. Emportant avec lui ma belle opportunité.

C’est l’histoire d’un gars qui a regretté, mais qui a eu sa leçon en tabarouette! Je n’ai pas de honte à parler de mon anecdote puisque je serais fou de ne pas la partager avec tous ceux qui, comme moi, se démènent pour se tailler une place en affaires et ont peur ou sont gênés dans ce genre de situation. Est-ce nécessaire de vous élaborer ma conclusion? Qui que vous soyez, ne craignez pas que désormais, je viendrai définitivement me présenter à vous, en tant que Louis-Philippe Dea!

Source de l’image : http://quebec.huffingtonpost.ca/

À propos de l'auteur

Fondateur de Guérilla Web, amateur de marketing web de qualité, lecteur assidu sur l'entreprenariat et le développement personnel, coureur, hockeyeur à temps perdu et récemment, amoureux de yoga! « J'essaie d'appliquer le plus possible dans ma vie : les bottines suivent les babines! ».

7 commentaires

  1. Francois Garon
    30 octobre 2012 at 13 h 35 min · Répondre

    Salut Louis,

    J’apprécie ta candeur en te présentant sans masque.

    Ce que je retiens de ton anecdote est le fait que nous nous mettons une pression incroyable à obtenir un résultat sur le champ. Une opportunité que nous croyons si rare qu’elle nous pousse essayer d’offrir une performance magistrale en fonction de notre certitude que cette fameuse opportunité ne reviendrait pas.

    Selon moi, nous devons toujours être prêt à offrir le meilleur de nous-même à tout moment et en toutes circonstances. Que ce soit un travailleur autonome, Péladeau ou même Obama.

    De s’offrir de manière authentique et au meilleur de nous-même attirera les personnes qui s’identifient à nous et notre message… Peu importe si c’est face à un travailleur autonome, Péladeau ou Obama…

    Je m’en vais réviser ma présentation… Merci!

    • Louis-Philippe Dea
      30 octobre 2012 at 17 h 51 min · Répondre

      Merci François. J’apprécie ton commentaire et je partage aussi ces opinions 🙂

  2. Daniel Giguère
    1 novembre 2012 at 9 h 35 min · Répondre

    Merci de ton authenticité et humour Louis-Philippe, INSPIRANT et oui la vie est une série de leçons et combien de fois j’ia vécu quelque chose de semblable. Ton anecdote me permet de revoir mes stratégies de premier contact, celui que je trouve toujours le plus difficile, juste avant de briser la glace :-)))) Chaque fois j’en ressort grandi comme tu dis si bien, si je prends le temps de débriefer, MERCI Louis-Philippe !

  3. Alexandre Racine photographe
    1 novembre 2012 at 18 h 28 min · Répondre

    Tu as vu en action une personne qui a de l’expérience en réseautage d’affaires. Il est resté deux minutes, soit environ 30 secondes par personne, ce qui est suffisant pour savoir si une personne peut lui apporter quelque chose ou vice versa. Ceci dit, si tu cherches à gagner de l’expérience en réseautage, il y a pleins de manière tel BNI et toasmaster, c’est en toi qu’il faut investir afin de grandir ta confiance. On se plante tous au début 🙂 il suffit de grandir avec nos erreurs. Si des contacts dans les deux organisations si jamais cela t’intéresse. Bon texte. Bonne journée

    • Louis-Philippe Dea
      1 novembre 2012 at 19 h 56 min · Répondre

      Salut Alexandre,

      Je viens tout juste de me joindre à un groupe BNI depuis le mois dernier. Merci pour les conseils et pour ton commentaire! 😉

  4. Lambert Guy TéléCino
    6 novembre 2012 at 21 h 23 min · Répondre

    Merci Louis-Philippe ! J’ai saisi une opportunité semblable…à moitié. En le rencontrant, je me suis présenté en disant « Bonjour, je suis Guy Lambert. Et vous avez besoin de moi ». En riant, il dit que ça brise bien la glace. J’enchaîne avec « Puisqu’on en parle, j’ai justement des idées pour votre club de hockey… » avant d’être interrompu et…d’oublier de lui remettre ma carte… J’admire le fait que tu racontes candidement l’anecdote. Nous sommes humains. Pas sûr que j’aurais le « guts » de raconter mes « moins bons coups » moi ! Mais, tu vois, ça sert à d’autres puisque grâce à toi, et aux commentaires à ton billet, j’ai découvert « Toastmasters » et « BNI » ! Et ma « to do list » vient de s’allonger. Je me plante régulièrement. Je tente de ne pas faire deux fois la même erreur. J’apprends encore à chaque jour. Et rarement d’où je m’y attends ! Ce billet en est la preuve.

    Au plaisir !

    • Louis-Philippe Dea
      13 novembre 2012 at 22 h 15 min · Répondre

      Merci Guy pour ton commentaire. J’apprécie beaucoup. Je crois sincèrement qu’en tant qu’entrepreneur, nous vivons les mêmes situations, les mêmes défis et qu’il arrive souvent que nous fassions les mêmes erreurs.

      Partager cette expérience a été facile pour moi parce que ça fait partie de ma mentalité d’entreprise; être ouvert et transparent. Perso, j’ai 100% plus tendance à faire confiance à une personne qui me parle de ces défaites et qui m’explique en quoi ce « plantage » lui a été bénéfique plutôt qu’à une personne qui ne me raconte que ces bons coups.

      On se plante tous. Point. L’important est ce que l’on fait après. Se relever pour moi n’est pas une option et surtout, ne jamais arrêter d’apprendre de mes expériences (bons coups et échecs).

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