Pages Jaunes

Les Pages Jaunes, des forfaits bénéfiques pour votre entreprise?

Il s’agit d’une question légitime à se poser. Est-ce que l’achat d’un forfait sur les Pages Jaunes, sur Weblocal ou autres sites répertoires est réellement bénéfique pour mon entreprise ?

Après plusieurs années à travailler conjointement avec plusieurs PME et travailleurs autonomes du Québec, voici mon avis personnel par rapport à la question précédente.

Prendre conscience de certains faits

- Plusieurs PME paient entre 200.00 et 800.00 $ par mois (2400.00 et 9600.00 $ par année) pour un forfait sur le site web des Pages Jaunes. Mais certaines entreprises paient jusqu’à 3 000.00 par mois!

- Ces mêmes entrepreneurs (probablement comme vous-mêmes) ne savent pas nécessairement ce qu’ils en retirent comme bénéfices. Voici une citation de Micheline Bourque (blogueuse et consultante en marketing) qui résume bien ce que vivent plusieurs entrepreneurs face à ces forfaits :

On me dit souvent que les représentants des Pages Jaunes sont très habiles. Ils savent prendre avantage de la situation et les petits commerçants se retrouvent avec un forfait sans vraiment avoir pris le temps de se positionner eux-mêmes face à ce produit. J’ai senti une petite amertume chez certains qui m’en ont parlé. Parfois, c’est tout simplement comme une habitude. Depuis des années on le fait, pourquoi arrêter?

Oui, pour certains types de commerçants, dont nous n’avons pas nécessairement besoin de voir leurs réalisations ou que nous n’avons pas besoin de voir des photos du commerce en question pour prendre une décision d’achat (par exemple : plombiers, électriciens, cours de piano, etc.), les forfaits des Pages Jaunes peuvent être une option justifiée. Mais encore là, posez-vous la question à savoir si 500.00 $ par mois (6000 tomates par année! À chaque année!) est un « bon » investissement pour votre commerce. Pour cette somme, une agence web pour vous faire la conception d’un site web élégant, professionnel et performant dans les moteurs de recherche pour différents types de mots clés reliés à vos services d’entreprise.

Imaginez ce budget injecté directement en stratégie marketing ou/et en référencement SEO par des professionnels comme Louis Durocher de l’entreprise Orénoque ou d’une autre agence telle que NVI ou Adviso à Montréal (pour en nommer que quelques-unes). Un budget béton pour une stratégie web béton.

Pensez-y : Si votre commerce est plutôt un salon de coiffure, un restaurant, un spa ou tout autre service personnalisé, les internautes magasinent souvent via un site Internet contenant de l’information pertinente et complémentaire sur l’entreprise et non pas via un numéro de téléphone fourni dans un répertoire web.

Vidéo explicative

Je voulais partager avec vous une vidéo explicative de Diane Nadeau (chargée de cours en stratégie d’affaires électronique à l’Université de Sherbrooke) par rapport aux modes de fonctionnement des Pages Jaunes. La vidéo a été publiée en 2009, mais est toujours autant d’actualité.

Aussi, si vous voulez en apprendre davantage sur les forfaits des Pages Jaunes dédiés à l’aspect des publicités dans les moteurs de recherche, je vous conseil fortement d’aller visionner cette vidéo explicative créée par Adrien O’leary (stratège en marketing web).

En espérant que vous serez désormais plus informé sur les services web qu’offrent ces types de répertoires en ligne et que vous serez davantage en mesure de prendre une décision éclairée par rapport aux services des Pages Jaunes du Québec.

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  • http://twitter.com/adrienoleary Adrien O’Leary

    Louis-Philippe, merci pour la mention. Sur le fond, je comprends la question que tu poses mais un point n’est pas abordé. Si la présence dans les Pages Jaunes d’un annonceur est rentable, cet annonceur ne doit pas chercher à quitter les Pages Jaunes. En effet, ce serait dommage de se priver de business. Non?

    • http://www.guerillaweb.ca/ Louis-Philippe Dea

      Oui absolument d’accord. Sauf que souvent, la question au nouveau client acquis n’est pas toujours posée à savoir par quel moyen celui-ci a entendu parler de notre entreprise. Sur cet aspect, il y a de l’éducation à faire.

      Quand aux solutions 360, les rapports de Google Analytic nous permettent de faire un choix beaucoup plus éclairé à savoir si oui ou non, continuer avec notre forfait actuel en vaut la chandelle. Sauf que ce rapport est souvent illisible ou incompréhensible pour Mr et Mme tout le monde.

      • http://b-unique.ca/ Adrien O’Leary

        Louis-Philippe, pour le tracking, j’ai d’autres idées en tête que le simple fait de de demander d’où vient le client. Idéalement, tu suis l’origine de tes clients sans avoir à leur demander d’où ils viennent… puis, aussi, tu évalues leur valeur autrement que sur la première transaction… mais c’est un autre débat.

        OK pour le reste sur le fait que tu veux avoir ton tracking en place à part de celui de Pages Jaunes afin de pouvoir apprécier – de façon non biaisée – les résultats. Aussi, tes points restent valables et je ne vois aucune raison de confier son Pay-per-Click à Pages Jaunes car tu es complètement dépendant d’eux versus mettre en place tes campagnes AdWords dans ton compte AdWords et envoyer le trafic sur tes landing-pages plutôt que celles de Pages Jaunes. Etc, etc.

        P.S : Oui, l’annonceur qui pense que les Pages Jaunes ne sont pas rentables pour lui pourrait définir – et mettre en place – une méchante stratégie Internet rentable rien qu’en mettant fin aux Pages Jaunes.

  • http://www.orenoque.com orenoque

    J’ai un ancien client qui voulait dépenser 100 000,00$ par année en positionnement sur les Pages jaunes. 3 annuaires à Montréal, annuaires sur la Rive-Sud, Rive-Nord, couronne, positionnement dans le haut, etc. La facture monte vite. La question en effet est: quel est le ROI d’un tel investissement vs 100 000,00$ en Pay per Click par exemple. Et surtout comment le vérifier. En analysant ses statistiques de l’année précédente on c’est aperçu qu’il recevait un ou deux clics par mois des pages jaunes.

    Personnellement je pense que les prix pratiqués sont usuriers. Quand avez-vous consulté un annuaire page jaune pour la dernière fois? Ou vu un de leurs résultats apparaître sur le web.

    En terminant: j’aimerais bien avoir un budget de 100 000,00$ en SEO, mais au Québec et même parmi les grandes institutions ou entreprises il n’y a pas ce type de budget. Le marché est trop peu compétitif.

    Confier son PPC ou son SEO aux pages jaunes: quel genre de service ou de niveau de qualité pensez-vous obtenir? C’est positionner ce type de service comme une commodité, et niveler l’offre par la bas. C’est comme les forfaits de référencement à 99$. On en a pour son argent.

    • http://www.guerillaweb.ca/ Louis-Philippe Dea

      100 000.00 pour 1 ou 2 clics par mois?!! Ouf! Méchant CTR. Merci Louis pour ton commentaire.

  • Fred

    Bonjour Messieurs,
    Tout d’abord en guise d’intro. j’ai travaillé de près et de loin avec plusieurs annuaires et ce dans quelques pays. Je suis aussi a l’origine de weblocal. Au tout début, j’avais modélisé un modèle de revenu par actions et par bidding. Un appel téléphonique c’est X, un RDV Y $, un clic c’est Z, un courriel c’est une autre valeur etc. Bref, pour ma part, autant le print que le web devrait suivre ce modèle. Est-ce que ca vaut la peine d’investir dans des annuaires ? Non pour la très grande majorité des entreprises. J’ai démarré http://www.marcomdecisions.ca pour aider les petites et moyennes entreprises a évaluer le ROI Cependant, les dirigeants ne prennent pas la temps de lire, d’essayer de comprendre ni même de s’améliorer. J’ai donc choisi de ne plus aider les PME pour me concentrer sur de plus grandes entreprises qui eux, ont bien souvent plus d’Intelligence ! C’est in triste constat et il ne faut pas se demander pourquoi le Québec tire autant de la patte en matière d’économie numérique !

    • http://www.guerillaweb.ca/ Louis-Philippe Dea

      Salut Fred. Tout d’abord, merci pour le partage de ton expérience et ton commentaire.

      Pour ma part, je crois que le modèle de rentabilité dont tu parles pour les répertoires (affiliation selon le coût du service vendu) pourrait être une bien meilleur option.

      Comme tu as dû t’en rendre compte, je ne suis pas très pros répertoires en ligne. Je trouve qu’il y a trop de PME qui se font vendre sous pression, des forfaits qui ne comprennent pas le réel retour sur investissement. Se faire d’une que l’on va attirer plusieurs nouveaux clients par mois est une chose, mais voir concrètement les résultats de cette promesse en est une autre.

      Je ne crois pas qu’il s’agisse d’une question d’intelligence, mais plutôt d’une question de gestion de temps et d’énergie. Les petites entreprises et travailleurs autonomes font face à une réalité différente de celle des plus grands joueurs (souvent aucune équipe marketing, leur temps passe d’abord et avant tout dans la production, etc.). Le fait d’avoir plusieurs personnes en marketing dans de plus grosses agences ou de plus grosses compagnies fait en sorte qu’ils ont le temps eux, de se pencher sur la question, d’évaluer les possibilités et souvent, d’aller chercher les informations nécessaires à prendre une prise de décision réfléchie. Un luxe qu’une entreprise à 3-4 employés ne peut pas nécessairement se payer.

      C’est à cet endroit que rentre en ligne de compte, les stratèges web comme nous :)

  • Micheline Bourque

    Merci beaucoup pour la mention. Je pense que depuis les petites entreprises sont de plus en plus sensibles à cette dimension et prennent davantage le temps avant de décider si elles renouvelleront ou non leur contrat avec les Pages Jaunes. J’en ai vu plusieurs qui ont opté pour le volet web malheureusement, mais je les comprends. Faute de rien, mieux vaut cela. On voit que les Pages Jaunes peinent à trouver sa place sur le web. Leurs nouvelles applications et nouveaux partenariats démontrent la difficulté de joindre le public. De façon générale, je constate que les petites entreprises envisagent même de réduire de plus en plus leurs placements publicitaires pour le volet imprimé. Est-ce que tout cela se fera aux bénéfices des experts en référencement, il se peut bien. Pour ma part, j’encourage les entreprises à développer leur niveau de connaissance en la matière afin de pouvoir travailler avec intelligence avec les experts. Comme ça les entreprises pourront mieux comprendre la valeur du travail accompli par les experts et mieux comprendre également les résultats. Longue vie aux experts en référencement! J’aimerais tellement moi-même avoir cette expertise!

    • http://www.guerillaweb.ca/ Louis-Philippe Dea

      Salut Micheline,

      Je suis en accord avec toi par rapport au fait que les petites entreprises commencent, peu à peu, à être conscientisées des retombées financières de certains produits et services web (autant bon que mauvais).

      Mais c’est assez difficile pour une PME comme Guerilla Web ou d’autres petites entreprises en stratégie web de rivaliser avec une équipe de #JeNeSaisTropCombienDeVendeurs afin d’éduquer les autres PME sur cet aspect.

      Mais petit à petit, l’oiseau fait son nid et le professionnalisme et les résultats tengibles (ou complètement absents pour certains site répertoires) parlent par eux-mêmes. :)

  • http://www.orenoque.com orenoque

    Sur la question de la marchandisation et des pages jaunes j’avais écrit un article il y a deux ans. Sur la question de leurs forfaits seo:

    Pages jaunes et marchandisation du référencement, peut-on cloner l’expérience? http://www.orenoque.com/20100225351/marketing-internet/pages-jaunes-et-marchandisation-du-referencement-peut-on-cloner-l-experience.html

    Je crois que les entreprises offrant seo et sem peuvent quand même dormir tranquille, car il y a au moins deux choses que pages jaunes ne pourra offrir, cloner ou reproduire: l’expérience et la personnalisation. ;-)

    • http://www.guerillaweb.ca/ Louis-Philippe Dea

      Merci Louis pour le partage de ton article très pertinent. En effet, des forfaits SEO à un prix de base par exemple, le tout compris des Pages Jaunes, ne pourra tout simplement (selon moi) jamais compétitionner avec un service 100% personnalisé selon les besoins du client. C’est comme un site Internet, chaque client à un besoin précis et le fait de dire « moi, mes sites web coûtent tous 399,00 $ », ou « Acheter du référencement chez moi c’est 149,99 $ », c’est ce que j’appelle du Junk Food Web!